|
DFB Dampfbahn Furka-Bergstrecke AG Postfach 141 CH-6490 Andermatt |
![]() |
|
|
+41 41 888 00 40 +41 848 000 144 |
| |
Description du voyage Realp - Furka - Gletsch
| L'aventure commence Le voyage avec le train à vapeur de la ligne sommitale de la Furka (en allemand: Dampfbahn Furka-Bergstrecke, DFB) commence près du village uranais de Realp, dans une vallée alpine à proximité du col du St-Gotthard, à quelques kilomètres de la station de sports d'hiver d'Andermatt. La station de départ du train nostalgique se trouve à 1546 mètres sur mer, tout près de la gare du chemin de fer Furka-Oberalp (FO) et des places de parc pour voitures et autobus réservées à nos hôtes. Les trains, composés de wagons panoramiques ouverts et de voitures voyageurs historiques restaurées avec soin, attendent les passagers le long des quais de la nouvelle station de départ du DFB qui sont aussi accessibles aux personnes en fauteuil roulant. En voiture ! Une des vénérables locomotives à vapeur, vieille de plus de 80 ans est attelée et c'est parti pour le voyage vers la Furka et Gletsch, près du glacier du Rhône. |
| L'ascension vers la Furka Le conducteur fait jaillir la vapeur dans les cylindres, et le train se met lentement en mouvement. Tranquillement, nous passons à proximité du portail est du tunnel de base de la Furka. Il mesure 15,44 km et a été mis en service en 1982. Le train à vapeur s'approche du centre opérationnel du DFB de Realp où la plupart des véhicules de la compagnie sont entretenus dans le dépôt-atelier à trois voies construit en 1989/90. Puis, le train suit les courbures des berges de la Reuss jusqu'à l'embouchure d'un affluent, la Witenwasseren-Reuss, qui prend ses sources dans les neiges du massif Bianco. Ici, le conducteur réduit l'allure du train à 10 km/h pour engager le train dans la crémaillère de type Abt à double lame, un système de propulsion plus que centenaire. Les roues dentées de la locomotive et des wagons s'enclenchent dans le rail-crémaillère avec un claquement métallique. L'ascension commence ... Une première rampe d'une déclivité de 110 nous amène jusqu'au pont de Wiler au moyen duquel nous franchissons une première fois la Reuss pour atteindre sa rive droite. Le pont d'origine était fait en maçonnerie. Après son effondrement, il a été reconstruit en 1955 avec des poutrelles en acier. Maintenant, la vallée se resserre et le tracé se faufile à travers un terrain escarpé. |
| Des tunnels et des ponts Bien calé dans la crémaillère, le train grimpe le long du flanc abrupt de le montagne reboisé pour stabiliser le sol et protéger la voie de glissements de terrains. Il s'approche des trois tunnels d'Alt Senntumstafel, restaurés au prix de grands efforts par le DFB dans le années quatre-vingt. Avant le passage des tunnels, le chauffeur se retient de rajouter du charbon dans le foyer, afin que les passagers ne soient pas trop importunés par la fumée de la locomotive. Dans chaque tunnel, le train est enveloppé par le panache de vapeur de la locomotive. A la sortie du troisième tunnel de Alt Senntumstafel, la vallée s'élargit. Nous arrivons bientôt à une altitude de 1800 mètres. Les premières hautes cimes apparaissent au loin, mais il ne faut pas encore se laisser distraire par le magnifique paysage! Car la composition traverse avec un grondement sourd le pont du Steffenbach, la construction la plus remarquable sur cette partie du tronçon. Un mécanisme pliant, unique au monde, permet de mettre les trois parties du pont à l'abri des avalanches durant les mois d'hiver. A Realp, au fond de la vallée d'Urseren, l'été vient de s'installer. Ici par contre, c'est tout juste le printemps. A cette altitude, l'été alpin ne dure que deux mois. Les dernières plaques de neige fondent en juillet et cèdent leur place à la flore alpine et aux rhododendrons des alpes qui fleurissent en août. |
| La station Tiefenbach Le tracé atteint maintenant "Kalt Herbrigg", la pente s'adoucit, le train peut quitter provisoirement la crémaillère et entre dans la station de Tiefenbach (1849m) où il fait une brève halte. A l'exception d'une façade, le bâtiment de service de l'arrêt de Tiefenbach est entièrement enfoui dans le flanc de la montagne pour être à l'abri des nombreuses avalanches durant l'hiver. Tout près se trouve la prise d'eau pour l'alimentation du barrage de Göscheneralp, dans la vallée voisine. L'arrêt à Tiefenbach est mis à profit pour faire le plein d'eau de la locomotive, puis, le chauffeur actionne le sifflet à vapeur pour annoncer la suite du périple. A peine le train a-t-il passé le dernier aiguillage à la sortie de Tiefenbach, que déjà il s'engage dans une nouvelle section de crémaillère et poursuit sa montée en direction de la station Furka dans une pente de 110. La petite route de campagne entre la voie de chemin de fer et la Furkareuss permet au bergers de Steinstafel d'amener le lait de leur vaches à la fromagerie située en plaine. En quelques courbes, le train longe un flanc de montagne nommé "Bärentritt". Au fond de la vallée bouillonnent les eaux tumultueuses de la Furkareuss alors que, en face, le ruisseau "Tiefenbach" s'y jette du haut des falaises. Tout en haut, on aperçoit le village de Tiefenbach et son hôtel s'accrocher au flanc de la montagne. Le train passe maintenant à proximité de la grande pierre erratique de Steinstafel sur votre gauche. Une grange se blottit contre ce roc. Un peu en retrait, on aperçoit la maison d'habitation de la famille qui s'occupe de l'alpage. Dans une rampe de 110, le train franchit le viaduc de Steinstafel, maintenu dans son état d'origine, et rejoint l'autre versant de la vallée où il continue son ascension à travers des prairies d'alpage. Quelques vaches cessent de brouter l'herbe grasse pour mieux contempler l'étrange spectacle d'un convoi grimpant vers les sommets, entraîné par une locomotive fumante et haletante. Arrivés à 1950m, nous franchissons le petit pont du Sidelenbach. Sans se presser, le train s'approche du "Blauberg" (la montagne bleue), en partie recouverte d'une neige qui ne fondra probablement pas avant l'hiver. |
| Station Furka Après un voyage varié qui a duré 50 minutes, le train quitte la crémaillère et entre dans la station Furka (2163m) où il marque un bref arrêt. Jusqu'à la fin de la saison 1999, la Furka était station terminus. Le bâtiment de la station abrite un petit restaurant et les locaux de service qui contiennent les nouvelles installations de sécurité (bloc de voie du tunnel sommital). Il est enfoui sous la colline comme celui de Tiefenbach. Les passagers profitent de la halte pour se restaurer et admirer le paysage, alors que la locomotive est tournée sur la nouvelle plaque tournante. Jusqu'en 2001, les locomotives à vapeur circulaient "à l'envers" sur le tronçon suivant qui descend sur Gletsch, donc avec la cabine du personnel pointant en direction de la course. Grâce à la conception particulière des locomotives HG 3/4 no. 1 et no. 9 et suite à la mise en service de la plaque tournante à Gletsch en 2002, il n'est désormais plus indispensable de tourner ici ces machines. La routine du tournage obligatoire à la Furka est par contre toujours de rigueur pour à la HG 2/3 no. 6 "Weisshorn". |
| Le tunnel sommital de la Furka Juste après le signal de départ, le train disparaît dans le tunnel de faîte de la Furka, long de 1874 m, passe sous le "Blauberg", haut de 2758m, et sous le col de la Furka. Les stores à rouleaux des voitures panoramiques ouvertes sont descendus afin que leurs occupants ne soient pas enfumés. Au milieu du tunnel, le train franchit la frontière qui sépare les cantons d'Uri et du Valais. Les conditions géologiques difficiles rencontrées lors du percement du tunnel sommital (1913 - 1916) étaient aussi une source d'ennuis lors de sa restauration dans le courant des années 90 et une des raisons pour lesquelles le tronçon jusqu'à Gletsch n'a pu être mis en service que le 14 juillet 2000. |
| La station Muttbach-Belvédère Après dix minutes de voyage dans le noir, les premiers rayons de soleil nous annoncent la sortie ouest du tunnel et nous atteignons la station de croisement de Muttbach-Belvédère (2120m) située juste à la sortie ouest du tunnel, au pied des "Muttenhörner". Cette halte a été installée sur le matériel d'excavation du tunnel et porte le nom du petit cours d'eau qui prend sa source au glacier de Mutt. Le titre de Belvédère a été emprunté à l'hôtel traditionnel situé non loin, à un endroit d'où l'on a une vue exceptionnelle sur le site. Le paysage, la flore et la faune uniques que l'on découvre ici ont été placés sous protection européenne. Juste après l'aiguillage de sortie de la station de Muttbach, le train s'engage de nouveau dans la crémaillère qui assure un freinage efficace de la locomotive et des voitures dans la descente. Sur ce tronçon, la déclivité atteint à certains endroits 118. A deux reprises, le train croise la route du col de la Furka, sur le trajet vers le fond de la cuvette de Gletsch. |
| Le passage à niveau de Muttbach Certains se souviennent encore de l'ancien passage à niveau de Muttbach que les véhicules routiers, particulièrement les deux-roues, devaient franchir avec précaution, car la crémaillère qui croisait le bitume et le dépassait a mis plus d'un pilote de véhicule routier en situation délicate. La réalisation d'un croisement sûr à cet endroit était un défi majeur pour le DFB. Un premier projet de passage sous la route a été abandonné en raison de son prix exorbitant. Finalement, la solution adoptée consistait à créer des deux côtés de l'ancien passage sur route un nouveau tracé pour la voie ferrée, atteignant l'inclinaison plafond de 118. Sur une distance de 76 mètres il restait dès lors dans le secteur de la route qu'un faible dénivelé de 30 qui peut être franchi sans crémaillère. Le personnel du train se place sur la chaussée et, au moyen de drapeaux rouges, fait signe aux usagers de la route de s'arrêter. Cette procédure de sécurité archaïque datant du début de l'ère du chemin de fer est efficace et fait un peu partie du folklore de la ligne sommitale. A présent, le train s'engage dans le dernier tronçon de voie à crémaillère et descend en direction de Gletsch. D'ici, on aperçoit encore la route du col de la Furka, emprunté durant les belles journées d'été par de nombreux automobilistes, motards et autobus. Plus enchanteresse est la vue sur le glacier du Rhône à la droite du train. C'est ici que naît le grand fleuve. Sur son cours supérieur, dans la région germanophone, il est aussi appelé "Rotten". Tout près du glacier, on aperçoit l'hôtel Belvédère, construit avant le chemin de fer. A l'époque, l'hôtel Belvédère pouvait être atteint uniquement à pied ou en calèche. Près de l'hôtel Belvédère, on peut visiter une grotte de glace longue de 100 mètres, taillée dans le glacier du Rhône. A proximité de l'hôtel se trouve le point de départ pour les traversées guidées du glacier. |
| La gare de Gletsch Le train s'approche de la petite cité de Gletsch et les voyageurs distinguent sur leur droite la "Maison bleue" et, un peu plus loin, l'hôtel "Glacier du Rhône", anciennement un établissement de l'hôtelier Seiler. Le train ralentit. De nouveau, il doit franchir la route du col. Après la sortie de la crémaillère, le personnel de train s'empresse à nouveau d'arrêter la circulation routière pour permettre au train de traverser la chaussée et d'entrer en gare de Gletsch en toute sécurité. Après 90 minutes, le voyage extraordinaire prend provisoirement fin à Gletsch (1762m). Tout le monde descend! Au bout d'une passerelle métallique qui enjambe le Rhône, sur l'autre rive du fleuve, se trouve le bâtiment d'accueil de la gare. Un centre d'information et de vente d'articles souvenirs attend les voyageurs. Depuis Gletsch, des cars postaux vous permettent de poursuivre votre route vers Oberwald ou les cols de la Furka ou du Grimsel. Vous pouvez aussi emprunter l'un ou l'autre de ces nombreux sentiers pédestres qui vous feront découvrir cette belle région. Les travaux de restauration de la voie jusqu'à Oberwald sont déjà en cours. Il est prévu de remettre en service le magnifique tronçon Gletsch-Oberwald en 2006. |
| Auteur Beat H. Schweizer (18.06.97/bhs) Première version Beat H. Schweizer, actualisée par Beat Moser (12.08.2000) Traduction: Claude Solioz |
| Photographes: Beat Moser, Anton Heimen, Urs Jossi, Tibert Keller,
Heinz Mohler, Hubert von Moos, Heinz Seyller, Martin Wymann |
| 07.02.2012 DFB AG / www.furka-bergstrecke.ch/fre/train/description_du_voyage.php |
















































